Adeline Russier - romans etc.

23 octobre 2020

ça se passe ici

La plupart des romans et des films se déroulent dans les capitales huppées. L'héroïne est journaliste de mode à Paris ou New-York, le héros est médecin à Londres... Vous voyez le tableau ! Même si j'apprécie cette littérature malgré son côté un peu cliché, j'ai choisi d'ancrer mes romans ici, en France, en province, chez moi. Et je vais vous expliquer pourquoi.

Tout d'abord, en tant qu'auteur, évoquer les lieux que je fréquente au quotidien me permet d'avoir un ancrage fort et réaliste dans mes romans. Les lieux ont une existence réelle pour moi et le lecteur le ressent, qu'il les connaisse ou non. Parfois, je fais appel à mes souvenirs. J'aime bien aussi faire des visites de repérage, comme ce tour à Montbrison. Et il faut bien avouer que c'est plus facile de visiter un lieu près de chez soi que d'aller au bout du monde (même si c'est sympa de voyager).

Salle de la Diana, à Montbrison

Situer mes romans chez moi n'est pas seulement une solution de facilité, c'est aussi un vrai choix, presque militant. Le message de mes livres est qu'on peut s'épanouir dans une existence ordinaire, pour peu qu'on s'en donne la peine. Et quoi de plus ordinaire qu'une vie provinciale ? Mes héroïnes n'ont pas pour but de déménager à Paris pour vivre une vie plus excitante. Le défi, c'est de trouver le bonheur ici. De faire de sa vie ordinaire une existence qui vaut le coup d'être vécue, de changer sa vie sans forcément changer de vie.

Alors, si vous êtes ligériens, comme Margaret et Marion, vous reconnaîtrez facilement certains lieux dans mes romans. Dans Marions Marion, le dernier en date, vous verrez Veauche (dont Velc-en-Forez est le double littéraire) et les bords de Loire. Vous visiterez Montbrison. Vous vous promènerez à Montrond-les-bains, sur le pont ferroviaire à côté du château. Vous flânerez à Andrézieux-Bouthéon, dans le parc des bords de Loire. Vous ferez un tour à Saint-Etienne, en centre-ville et au Musée de la Mine. Et vous ferez même une petite escapade à Grignan, dans la Drôme, pour visiter le village et respirer les lavandes.

J'aime bien m'imaginer que Margaret et Marion sont un peu mes voisines, que je peux les croiser dans les rues de ma ville. Elles sont des femmes ordinaires qui nous rappellent que, où qu'on habite, on peut voir son existence comme une aventure passionnante. 

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16 septembre 2020

Le podcast de mon interview à RCF est disponible !

Quel plaisir d'écouter cette interview !

Capture

Cet échange est plein de fraîcheur et de spontanéité. Il faut dire que j'ai été contactée le matin et que l'enregistrement a eu lieu l'après-midi même. Je n'avais pas préparé d'argumentaire ni de mots-clés. Mais je connais mon livre sur le bout des doigts, alors je me suis lancée sans filet. Et le résultat est vraiment top !

Entre éclats de rire et confidences, une fine analyse littéraire et la lecture d'extraits du livre mettent en valeur mon travail d'écriture.

Si vous avez 25 minutes devant vous, écoutez le podcast de l'émission, et dites ce que vous en avez pensé dans les commentaires !

Cliquer ici pour écouter le podcast.

https://rcf.fr/vie-quotidienne/adeline-russier-1

RCF, La Joie se partage

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31 août 2020

Interview radio

J'ai eu la chance d'être invitée par RCF Saint-Etienne pour parler de la sortie de mon dernier roman, Marions Marion. Une expérience forte en émotions et très intéressante.

Quand je suis arrivée, j'étais en terrain connu car j'avais déjà fait une émission pour présenter Arrête, Margaret ! Je savais que je serais interviewée par le même animateur, Jean-Claude Duverger. C'est un homme très bienveillant, donc je n'étais pas (trop) stressée.

On a commencé par un entretien informel en off. L'animateur a sorti mon livre et quelques feuilles de notes qu'il avait prises au cours de sa lecture. Là, j'ai commencée à être impressionnée parce que j'ai senti que ça allait être du sérieux. Jean-Claude Duverger est un fin lecteur, professeur de lettres à la retraite, et en quelques phrases je me suis rendu compte qu'il avait tout compris du livre : l'histoire, le message, la caricature sociale, les partis-pris d'écriture, la psychologie des personnages et même des détails comme l'olivine de la bague de Marion (je reparlerai de ce sujet dans un prochain post).

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Me voilà donc en confiance, nous passons au studio d'enregistrement. J'enfile le casque, le technicien passe le générique, et on enregistre l'émission dans les conditions du direct. Et là, chapeau à l'animateur ! Il commence l'interview par des questions personnelles très pertinentes qui m'obligent à me révéler. Des anecdotes sur mon enfance, mon parcours professionnel et littéraire... J'avoue que je m'étais préparée à parler de mon livre, mais pas forcément de moi !

Dans un deuxième temps, Jean-Claude Duverger révèle son côté "Bernard Pivot". Il parle de mon livre, il me fait développer certains thèmes et... il tourne rapidement les pages de son exemplaire de Marions Marion pour étayer nos propos de quelques citations ! Cela me fait vraiment drôle d'entendre des passages de mon livre lus à voix haute par quelqu'un d'autre. Quand il choisit de lire le tout dernier paragraphe du roman, j'ai envie de le remercier. J'ai tellement travaillé ce passage ! Je l'ai lu, corrigé, lu à voix haute, modifié, j'ai chassé les lourdeurs et les répétitions, j'ai choisi chanque mot avec le plus grand soin, pour qu'il exprime le fond de ma pensée avec fluidité et qu'il clôture le roman en beauté.

Alors si vous voulez entendre cette interview, rendez-vous pour l'émission "Carte Blanche" sur RCF Saint-Etienne. La diffusion est prévue mardi 8 septembre à 20 heures et elle repassera vendredi 11 septembre à 11 heures. Et si vous ratez le coche, il y aura le podcast à écouter plus tard, quand vous voudrez !

 

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09 août 2020

Marions Marion - Mais qui donc est cette Marion que l'on veut marier ?

Quand on écrit un roman, on passe beaucoup de temps avec son personnage principal. Avec ses qualités et ses défauts, ses petites habitudes et ses grandes aventures, Marion est devenue ma compagne, ma soeur, mon double et mon amie. Laissez-moi vous la présenter.

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Marion Decker est une jeune architecte (je n'ai pas pu résister au petit jeu de mot sur le thème de l'angle droit dans son nom de famille). Elle est diplômée depuis un an, elle a fait des études brillantes et a fini en tête de sa promotion. Elle travaille au cabinet d'architecture Lerich-Decker, fondé par son grand-père paternel et dirigé par son père. Son travail, c'est une histoire de famille.

Marion est une fille docile. Bien élevée et respectueuse, elle fait la fierté de ses parents. Pour leur plus grand plaisir, elle vit dans une aile  de la demeure familiale, à quelques mètres de sa chambre de fillette. Que ce soit pour son lieu de vie ou le choix de son métier, Marion ne s'est jamais vraiment posé de questions. Elle a suivi le chemin que ses parents ont tracé pour elle. D'ailleurs, Sylvie Lerich et Bruno Decker ont une idée très précise de ce qui est bien pour leur fille.

Marion n'est pas très dégourdie. À vingt-cinq ans, elle ne sait pas cuisiner du tout et elle n'a jamais fait le ménage. C'est parce que Gabriela, la fidèle domestique de la famille, s'occupe de tout pour elle depuis toujours.

Mais en amour, Marion n'en fait qu'à sa tête. La fille à Papa n'a jamais voulu se caser avec un fils de notable. Elle s'est entichée d'un paysagiste rencontré à l'occasion d'un projet professionnel, Anthony. C'est un jeune entrepreneur ambitieux et séduisant qui lui offre une bague de fiançailles ornée d'une olivine, une pierre fine verte qui s'accorde à la perfection à son teint de rousse.

Ses cheveux cuivrés sont longs et ondulés. Pour travailler, elle les coiffe en un sage chignon. Et le week-end, elle s'offre la fantaisie d'une tresse lâche qu'elle ramène sur son épaule. Imaginez-la avec une silhouette élancée, des taches de rousseur et des yeux noisette cachés derrière des lunettes de myope.

Si vous vous demandez ce que Marion fait pendant son temps libre, dites-vous qu'elle le partage entre son fiancé Anthony et sa meilleure amie An. Et quand elle passe la soirée toute seule, elle se délecte de documentaires historiques. Sa période préférée est le Moyen-Âge. Elle connaît le nom des rois et les dates des événements historiques, bien sûr. Mais ce qu'elle aime par dessus tout, c'est imaginer la vie quotidienne des gens ordinaires des temps anciens.

Enfin, Marion est très influençable. Comme elle ne sait pas vraiment ce qu'elle veut, elle a tendance à laisser les autres décider pour elle. Mais la vie va se charger de l'obliger à se poser les bonnes questions, les vraies questions.

Marions Marion... Drôle de titre, drôle d'expression où le sujet ("Marion se marie.") devient complément d'objet ("On marie Marion."). On voit bien que la principale intéressée se retrouve dépossédée de son droit de décision. Qui donc veut la marier ? Son fiancé, fier et décidé. Ses parents, autoritaires et bienveillants. Un prétendant, parfait opportuniste. L'auteur, qui affiche la couleur dans le titre. Et le lecteur, qui se demande bien comment on va pouvoir en arriver à la pièce montée. Mais Marion elle-même, que décide-t-elle dans cette histoire ?

Eh bien, chers lecteurs, je ne vais pas vous le dire, vous vous en doutez. Parce que je prends plus de trois cents pages pour vous le raconter dans mon roman...

Alors, bonne lecture !

 

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04 juillet 2020

Marions Marion, mon nouveau roman, peut enfin rencontrer ses lecteurs

Enfin, je vais partager cette histoire avec vous ! Marions Marion est sorti, il n'attend plus que ses premiers lecteurs. En ferez-vous partie ?

Dans ce livre, je vous raconte les aventures de Marion. Elle ne va pas faire le tour du monde, et il n'y aura ni courses-poursuites ni coups de feu. Non, elle vivra une aventure bien plus excitante, celle de la vie, avec des moments de joie, de peine, de doute.

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Voici les grandes lignes de l'histoire. Le jour de ses vingt-cinq ans, l'avenir de Marion semble tout tracé. Anthony l'a demandée en mariage et elle sera bientôt associée dans le cabinet d'architecture familial. Mais entre un père autoritaire et une mère trop aimante, la jeune femme va avoir du mal à se faire entendre. L'amour d'Anthony et Marion survivra-t-il à ces fiançailles mouvementées ? Je vous laisse découvrir leur histoire dans le livre.

C'est une histoire d'amour, une histoire de famille, l'histoire d'une jeune femme qui se révèle à elle-même.

J'espère que ce livre vous plaira. Il est très différent d'Arrête, Margaret !, même s'ils ont des points communs. Car tout comme Margaret, Marion est en quête d'authenticité.

Où vous le procurer ?

Le livre broché est disponible à la vente, dès à présent, au prix de 16,90 €, dans ma librairie partenaire : L'Attire-Lire, 12 avenue Paccard, à Veauche (42).

Une séance de dédicace y est programmée le samedi 18 juillet. Venez me rencontrer, cela me fera plaisir de vous voir.

Il est également disponible sur Amazon, qui propose la version papier (à 16,90 €) et la version numérique (à 4,99 €).

N'hésitez pas à me faire part de vos impressions de lecture, via ce blog ou les réseaux sociaux.

Je vous dis à très bientôt !

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23 juin 2020

Encore un peu de patience...

Plus que quelques jours à attendre avant que je puisse vous présenter mon nouveau roman...

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Le prototype est arrivé et vérifié. Cela m'a fait drôle de tenir dans mes mains le premier exemplaire de Marions Marion, un projet sur lequel je travaille depuis deux ans. L'histoire que j'ai imaginée, rédigée, enrichie, modifiée et corrigée est enfin devenue un livre que je peux toucher et feuilleter.

Il ne reste plus que la dernière étape : le partager avec les lecteurs. Dans quelques jours, il sera disponible. J'avoue que j'ai le trac, un bon trac, celui qui est le reflet de l'envie rencontrer le public. Dans mon prochain message, je vous dirai tout : le thème de l'histoire et le résumé, la date de sortie, les jours de dédicace...

Alors je vous dis à très bientôt !!!

 

 

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27 mai 2020

Surprise !

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Il y a deux ans, je commençais à travailler à mon deuxième roman. J'avais partagé sur ce blog le repérage à Montbrison et la recherche documentaire sur la botanique et le paysagisme.

Depuis que j'ai écrit les premiers mots du manuscrit, le texte a beaucoup évolué. Cette rédaction pourrait elle-même faire l'objet d'un roman ! Le nom de l'héroïne a changé en cours de route, le titre a été trouvé bien après le point final. L'histoire a été enrichie, les personnages approfondis. Le texte a été lu, réécrit, relu, corrigé... Jusqu'au moment où, au fond de moi, j'ai eu le sentiment que le travail était abouti.

Ecrire un moment, c'est un peu comme de la sculpture. On modèle un tas d'argile informe, on le sculpte, on cisèle les détails...

J'ai hâte de vous faire découvrir cette nouvelle histoire. Je suis en train d'habiller mon roman avec une jolie couverture, et de le mettre en forme avec une mise en page agréable à lire.

Date de sortie ? Titre ? Grandes lignes de l'histoire ? Vous saurez tout cela très bientôt... 

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23 mars 2020

Un petit jeu littéraire

Quelle drôle de période ! La dernière semaine a été pour moi comme des montagnes russes émotionnelles. Je pense que c'est le cas pour beaucoup de gens.

Je croyais que j'allais travailler beaucoup plus que d'habitude, et finalement mon emploi du temps professionnel est... complètement vide !

Je me suis dit que j'allais en profiter pour avancer mes projets d'écriture, mais... impossible. J'ai le temps, c'est certain, mais je n'ai pas la disponibilité mentale pour écrire.

Alors j'essaye de vivre au jour le jour, gérer le quotidien, attraper les petits plaisirs (un bon repas, du temps pour les enfants). Je range et je nettoie beaucoup, parce cela me fait du bien (je pense que cela range et nettoie mon cerveau, en quelque sorte).

J'ai la chance de ne pas souffrir de la solitude car nous sommes cinq à la maison (et nous nous entendons très bien, c'est une précision importante...). J'ai la chance d'avoir un agréable jardin, alors je ne me sens pas enfermée. J'ai la chance de ne pas être obligée de sortir, donc je n'ai pas peur de transmettre le virus.

Je pense beaucoup à vous, j'espère que vous allez au mieux, mes chers lecteurs.

Pour vous distraire et exprimer vos émotions, je vous propose un petit jeu littéraire. En fait, ce sont les devoirs d'expression écrite reçus par ma fille Rose ; je me suis prise au jeu et j'ai eu envie de partager cette activité avec vous. Il s'agit d'écrire un acrostiche à partir du mot confinés. Le principe est simple : écrivez verticalement le mot confinés et trouvez une phrase à écrire qui commencera par C, puis O, et N, etc.

Voici ce que donne le mien :

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A vous de jouer, et n'oubliez pas de publier votre production dans les commentaires !

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09 janvier 2020

Un outil précieux : le carnet d'inspiration

Aujourd'hui, je vais partager avec vous un outil qui m'a beaucoup aidée pour arriver au bout de mon projet d'écriture. C'est assez personnel, mais je vous le montre car cela peut servir à tout le monde, pour toutes sortes de projets.

Quand on veut réaliser quelque chose qui nous tient à coeur, la motivation est forte les premiers temps. Mais il n'est pas toujours facile de garder le cap sur le long terme. C'est là que le carnet d'inspiration pourra vous être utile.

Quand j'ai commencé la rédaction de mon premier roman, Arrête, Margaret !, j'avais beaucoup de doutes. Le sujet de mon livre est-il suffisamment intéressant ? Va-t-il plaire aux lecteurs ? Et surtout : Vais-je arriver au bout de ce projet ? Le processus d'écriture est très long, alors pour garder intacte ma motivation, je me suis créé un carnet d'inspiration.

J'ai choisi un joli carnet. Oui, l'esthétique, c'est important. Parce que cela donnera envie de le feuilleter plus souvent. Ensuite, j'ai formulé mon projet. J'ai d'ailleurs eu du mal à résumer mon envie en une seule phrase. Voici ce que cela donne :

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Comme vous le voyez, j'ai décoré la page avec un sticker positif et un petit dessin (l'arc-en-ciel est déjà là !).

Après, j'ai rassemblé une collection de toutes les petites choses qui pouvaient m'encourager.

Par exemple, la remarque encourageante que m'a faite une amie quand je lui ai parlé de mon projet.

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J'ai aussi recopié en couleurs des citations inspirantes. Dans mon cas, des citations d'auteurs qui évoquaient le processus d'écriture.

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J'ai collé des articles de journal sur la lecture et l'écriture :

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Et quand mon projet a commencé à rendre ses premiers résultats, je l'ai aussi consigné dans mon carnet.

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Tout au long de la rédaction de mon roman, je l'ai consulté régulièrement. Surtout quand je vivais des moments de doute et de découragement. (Oui, oui, je suis comme tout le monde. Même les auteurs feel-good ont leurs moments de déprime !)

Vous avez compris, le contenu du carnet d'inspiration est très libre, tant qu'il tend vers cet objectif : vous encourager dans votre projet. Il s'agit de créer une véritable trousse de secours pour les jours où vous aurez envie de tout abandonner (parce que oui, il y aura des jours où vous aurez envie d'abandonner ce projet qui pourtant vous tient tellement à coeur).

J'ai créé le mien pour l'écriture, mais cela peut s'appliquer à tous les domaines de la vie. Le sport, le travail, le développement personnel, les relations, la création artistique, les études... tout ce que vous voulez.

Vous pouvez y faire la liste des étapes nécessaires pour accomplir votre projet, y marquer des mots importants pour vous, dans tous les sens et de toutes les couleurs. Mettez-y ce que vous voulez : des photos, des messages, des dessins, des listes... 

En plus, une fois votre projet réalisé, cet écrit deviendra un précieux souvenir.

Alors, à vos carnets !

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23 novembre 2019

Coup de coeur pour une autre langue française

Je suis amoureuse des mots depuis si longtemps... Je ne pensais pas que la langue française pourrait me surprendre encore après tout ce temps. Certes, je découvre régulièrement avec amusement ses particularités spécifiques, de charmantes bizarreries qui m'avaient échappé. Mais il y a quelque temps, complètement par hasard, j'ai découvert une nouvelle façon de s'exprimer en français.

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J'ai assisté à une animation avec de tout jeunes enfants dans le cadre de mon travail. (Comme beaucoup d'auteurs, j'ai une double vie. Quand ma fille me présente, elle dit que je suis nounou-écrivain.) Une dame racontait des histoires et chantait des comptines, en accompagnant ses paroles avec des gestes particuliers. Ceux de la langue des signes.

Je ne sais pas pourquoi, mais cette façon de s'exprimer m'a... parlé. J'ai mémorisé quelques signes comme de nouveaux trésors. J'étais toute fière de savoir dire bonjour, merci, papa, maman, nounou, et même escargot. (Je travaille avec des tout-petits, voilà qui explique le choix du vocabulaire.) Quelques mois plus tard, j'ai eu l'occasion de m'inscrire à une formation continue d'initiation à la LSF(Langue des Signes Française) et je me suis lancée.

Plus j'apprenais, plus j'étais troublée. J'éprouvais le même plaisir qu'en apprenant l'Anglais, sauf que la langue que j'utilisais n'était en aucun cas étrangère. J'activais aussi mes compétences de danseuse (une autre de mes passions), analyse et reproduction du geste avec précision, expression corporelle. Je me sentais très connectée à mes émotions, à cause de l'implication du corps et des expressions du visage.

J'étais insatiable. Je voulais en apprendre plus, toujours plus. (J'adore apprendre, alors quand je démarre un apprentissage, je suis dans un état de joie difficile à décrire.)

Comment on forme une phrase ? La langue des signes n'est pas calquée sur la grammaire française, mais plus sur l'idée de mise en scène : d'abord le décor (temps et lieu), puis le personnage (sujet) et enfin l'action (verbe).

Comment dit-on tel mot ? A la façon des langues à idéogramme (comme le chinois par exemple), à chaque mot correspond un signe, indépendamment de la façon dont il se prononce (évidemment, puisque ce sont les sourds qui utilisent cette langue).

Il y a quelque chose de simple et direct dans cette langue, et à la fois une grande complexité qui excite ma curiosité. Je n'en suis qu'aux balbutiements. Je sais me présenter, décrire ma famille et mon logement, dire mon âge (et donc compter), exprimer le temps (jours, mois, moments de la journée), quelques verbes essentiels.

Cela me permet de parler à distance à ma plus jeune fille (qui a été curieuse d'apprendre quelques rudiments avec moi) quand elle joue dehors. C'est devenu un petit code sympa entre nous.

Cette initiation a été pour moi une ouverture extraordinaire. J'éprouve beaucoup de gratitude d'avoir pu suivre cette formation, avec une intervenante dynamique et compréhensive. Et j'admire sincèrement les sourds, ces gens qui écoutent avec leurs yeux et qui parlent avec leurs mains.

Pour se présenter en LSF, on vous donne un prénom signe, une sorte de surnom à la façon des Amérindiens. Le mien est formé de mon initiale couplée à un trait physique qui me caractéristique. J'ai été baptisée A-Bouclette !

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