Adeline Russier - romans etc.

08 avril 2019

Lili

C'était il y a quatorze ans, l'année où ma vie s'est complètement détricotée. J'étais une jeune maman de même pas trente ans. J'allais rendre visite à ma grand-mère pour la dernière fois.

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Ses petits-enfants ne l'appelaient pas Mémé, comme mon arrière-grand-mère. Ni Mamie, comme c'était l'usage. On n'aurait jamais osé l'appeler Lili, comme ces vieilles dames qui venaient parfois prendre le thé. Pour nous, elle était tout simplement Grand-Mère.

Laissez-moi vous parler d'Élise. Elle était la mère discrète de cinq enfants exubérants. Je l'ai toujours connue vieille mais j'ai vu un portrait d'elle pris dans sa jeunesse. Un magnifique cliché de photographe, en noir et blanc bien sûr, avec un halo autour de son visage délicatement tourné par dessus son épaule. Elle est vraiment belle, avec sa peau lumineuse, son sourire de Mona Lisa, ses yeux si doux, d'un gris indéfinissable car on ne peut pas voir qu'ils sont bleus. On aurait dit une actrice des années trente.

Ma grand-mère faisait une fois par an des bugnes délicieuses, mais tout au long de l'année les enfants jouaient avec la petite roulette qui servait à découper la pâte. Elle portait toujours une blouse par dessus des robes aux motifs variés. La couleur qui lui allait le mieux, c'était le bleu. Elle ne s'était jamais teint les cheveux et dédaignait les dentiers. Mais même avec ses cheveux grisonnants et seulement quelques dents, elle avait une classe folle.

Dignité. C'est le mot que je choisirais pour elle s'il ne devait y en avoir qu'un pour la définir. Jamais un mot plus haut que l'autre, elle usait en douceur sur toute la famille d'une autorité naturelle qu'elle n'avait même pas besoin d'affirmer. Elle n'était pas adepte des grandes causeries superflues. Tout était dans son regard azur qui reflétait l'expérience du grand amour et la tristesse de sa perte prématurée.

Quand toute la famille était réunie, Grand-Mère aimait rester silencieuse pour déguster cette douce cacophonie, un demi-sourire aux lèvres. Ses descendants si bruyants lui faisaient oublier pendant un instant qu'elle était déjà morte, il y avait si longtemps, en même temps que son cher Gaston, même si elle avait dû rester une éternité de plus sur cette Terre pour s'occuper d'une flopée d'adolescents.

Quand j'étais petite, je ne comprenais pas pourquoi c'était le nom de mon grand-père qui était encore gravé sur la plaque de la boîte aux lettres puisqu'il n'habitait plus la maison depuis plus de vingt ans. J'avais un pincement au cœur quand je lisais le prénom de l'absent sur le chèque que je recevais pour Noël.

 

C'était la fin de sa vie. Nous le savions tous, même si certains membres de la famille s'acharnaient à vouloir la sauver en négociant désespérément quelque opération. Grand-Mère est officiellement morte de je-ne-sais-quoi. En fait, elle est morte de chagrin.

J'ai vu l'instant où son cœur s'est brisé pour de bon. C'était le jour de l'enterrement de mon oncle Bernard. C'était le seul fils de Grand-Mère mais aussi son compagnon de vie, car il n'était jamais parti de la maison. À cinquante ans, il commençait à évoquer l'idée de prendre un appartement. Ce n'était pas trop tôt ! Cet homme excentrique s'est appliqué à être en retard toute sa vie. Il a fait patienter tout son monde des heures et des heures à chaque occasion. Il déjeunait à seize heures, il vous téléphonait la nuit, il faisait attendre son taxi pour être en retard chez le psy. Il nous a tous surpris en devançant son heure par un arrêt au cœur.

Nous sommes donc au cimetière, grelottant dans le froid de cette fin décembre. Nous avons passé tous ensemble un funèbre Noël. Ses sœurs s'avancent dans l'allée gravillonnée, telles les trois Parques, sauf qu'elles sont quatre. On dit encore quelques mots. Quelqu'un dépose une lettre sur le cercueil. Grand-Mère s'avance. Elle pose sa main sur la boîte de bois foncé, effleure des lèvres la plaque où est gravé le nom de son fils. Elle se redresse, lève ses yeux bleus vers le ciel gris, sa bouche entrouverte en une plainte silencieuse et déchirante. Cet instant de grâce restera gravé en moi pour toujours. Elle est pour quelques secondes l'incarnation de la Piéta, la Mater Dolorosa telle qu'on la voit sur les tableaux de la Renaissance. Oui, c'est à cet instant-là qu'Élise est morte, même si elle n'a cessé de respirer que six mois plus tard.

 

La chaleur du mois de juin a remplacé le froid de décembre. Grand-Mère a décliné de jour en jour, juste le temps de voir la famille éclater. Qui aurait cru que c'était Bernard, l'oncle célibataire, qui était le point d'équilibre de cette smala ? C'était pourtant le cas. Sa mort a ouvert la porte aux disputes et aux déchirements. Alors Élise a baissé les bras et a fermé les yeux.

Dans la voiture, en route pour l'hôpital, mes pensées errent à leur guise autour de mon bébé endormi. Le travail qui m'épuise, mes parents qui divorcent, mon couple en sursis... Je soupire. Je passe la main dans mes cheveux courts. Les rondeurs de la grossesse ont fui mon corps épuisé à la vitesse grand V. J'ai perdu dix kilos depuis Noël, rongée par la culpabilité anticipée de divorcer. Bientôt. Quand j'aurai le courage du désespoir, quand je n'en pourrai vraiment plus. Oui, très bientôt. Je suis au bout du rouleau, au bout de cette histoire.

J'arrive enfin vers l'hôpital où je suis née. Je détache mon bébé du son siège auto. Il se réveille d'un sourire. Je retrouve ma mère aux yeux humides. Elle me guide dans les couloirs verts jusqu'à la chambre de Grand-Mère. Cela sent le désinfectant, mais la mort est partout dans le service de médecine générale où on soigne sans espoir de guérir. Les infirmières nous arrêtent. Elles sourient à mon fils, ce bébé leur met du baume au cœur rien qu'en bavouillant. Elles pépient autour de lui comme des papillons attirés par la lumière. Mon enfant dans les bras, je porte une lanterne de vie au milieu de tout ça.

On entre dans la chambre de Grand-Mère. Dans la pénombre, le chemise de nuit blanche cache mal son ventre gonflé par la maladie. Élise garde les yeux clos, bouge légèrement la main. Maman et moi lui parlons, je ne sais plus de quoi. Que dire quand on ne peut même plus demander comment ça va ? Le bébé gazouille. Grand-Mère l'entend. Son seul petit-fils, né le jour du dernier anniversaire de son fils disparu. Elle esquisse un sourire. Mon enfant est lourd dans mes bras amaigris. Je le pose sur le lit, assis à côté d'elle. Il bouge beaucoup, j'ai peur qu'il lui fasse mal. Grand-Mère nous fait comprendre de la main qu'il peut rester là. Je parle de petits riens, de premiers mots, d'une dent qui pousse. Grand-Mère garde les yeux clos et un infime sourire aux lèvres. On part sans tarder, pour ne pas la fatiguer. Dérisoire attention, comme si elle devait économiser ses forces, comme si elle en avait encore.

Je n'aurai pas revu ses magnifiques yeux bleus, qu'elle ne rouvrira jamais. Mais la seule présence de mon enfant babillant lui aura offert l'occasion de son dernier sourire.

 

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09 mars 2019

Le prix est attribué à...

La semaine dernière, je vous faisais part de ma sélection à la cérémonie des femmes remarquables de Veauche, catégorie Culture. La soirée s'est déroulée hier soir, et je ne suis pas près de l'oublier !

Depuis que j'ai écrit Arrête, Margaret !, j'ai eu l'occasion de faire des rencontres merveilleuses et de vivre plein d'expériences intéressantes. Auto-édition, puis édition chez L'Alchimiste, première séance de dédicaces et maintenant première participation à une remise de prix...

C'est chouette de la part de la ville de Veauche de mettre à l'honneur ce qui se passe d'intéressant dans la commune. C'est positif, c'est optimiste... Margaret aurait beaucoup aimé cet état d'esprit.

Je ne mens pas, je n'avais pas le trac. Peut-être parce que mes nombreux galas de danse m'ont donné l'habitude de m'exposer sur scène. J'avais choisi une belle robe rouge, j'étais prête à gagner aussi bien qu'à féliciter la lauréate. Il faut avouer qu'il n'y avait pas un enjeu énorme, ça aide à rester détendue...

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Mais quand même, avec un tout petit effort d'imagination, cela faisait un peu penser à la cérémonie des César. Quand j'ai donné les tickets d'entrée qu'on m'avait offert, j'ai entendu une organisatrice murmurer "C'est Adeline Russier..." à la personne chargée de cocher l'arrivée des nominées. J'étais en mode célébrité, c'était très amusant !

Une fois le public installé et après un petit discours du maire, on a appelé les nominées dans la catégorie Culture. J'étais contente de passer au début. Nous sommes toutes les trois montées sur scène, et l'adjointe à la Culture a présenté les projets de chacune. Elle a très bien parlé de mon livre, j'étais très contente. Puis il y a eu quelques secondes de musique pour faire monter le suspense. Alors, récompense ou sourire de circonstance ? ...

Eh bien, c'était... sourire de circonstance ! Le plus drôle, c'est que je n'étais pas déçue (vrai, vrai !). En fait, j'étais extrêmement amusée. Je pensais à tous ceux qui passent à côté d'un César sous l'oeil attentif des caméras et qui applaudissent poliment en masquant tant bien que mal leur déception. Je me suis remémoré aussi un épisode de la série Friends où le personnage de Joey fait un scandale quand il ne recoit pas un prix.

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J'ai donc appaudi avec le sourire avant de faire une chaleureuse bise à la présidente de l'école de musique qui avait bien mérité la plaque de verre gravée du nom de la ville qui ne deviendrait pas un serre-livre dans ma bibliothèque. J'ai également reçu une composition florale et des invitations pour un spectacle, ainsi qu'une bise de la part de plusieurs membres de l'équipe municipale. J'étais contente parce que c'était la première fois que j'avais l'occasion de faire ce fameux sourire de circonstance... La récompense, ce sera pour une autre fois !

Ensuite, le même cérémonial s'est répété à quatre reprises, pour récompenser les lauréates des autres catégories. J'ai vraiment apprécié que chacune des nominées soit présentée en détail, cela m'a intéressée d'apprendre ce que chacune avait réalisé comme projet. C'était une soirée très agréable. Cela aurait pu s'arrêter là. On aurait enchaîné tout simplement avec le verre de l'amitié et chacun serait rentré chez soi, mais il y avait encore une bonne surprise pour finir la soirée.

C'était le spectacle de Stan Bennett, un chanteur-imitateur de talent. Pendant une heure et demie, il a chanté les standards de la chanson française et anglophone. J'étais vraiment impressionnée de le voir enchaîner les chansons en changeant de voix à chaque fois. On a chanté avec lui, on a crié "Patrick !" quand il a repris une chanson de Patrick Bruel, on a dansé sur nos sièges... Je me suis follement amusée !

A l'issue du spectacle, la municipalité avait prévu un petit buffet. Cela m'a permis de parler avec quelques connaissances. J'ai même croisé Sylvie, la libraire qui m'a accueillie pour des dédicaces en février ! Je m'attendais presque à voir Margaret, mon amie veauchoise imaginaire, entre les plats de quiche et les verres de kir... Parce que c'est bien grâce à elle que j'ai été invitée à cette fête !

Alors, encore une fois... Merci, Margaret !

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02 mars 2019

Remarquable ?

award-166945_640A l'occasion de la journée de la femme, le 8 mars, la municipalité de ma petite ville organise une soirée pour mettre à l'honneur des Veauchoises "remarquables". La soirée commencera par une remise de récompenses à cinq femmes dans les catégories Solidarité, Économie, Sport, Assocation et Culture. Ensuite, un concert sera donné par un chanteur-imitateur.

J'ai la chance d'être présélectionnée dans la catégorie Culture, pour la sortie de mon premier roman Arrête, Margaret ! Je suis très touchée qu'on ait pensé à moi, comme vous l'imaginez. Je me fais une joie d'assister à cette soirée où le positif est mis à l'honneur. Je serai très contente si c'est moi qui suis distinguée, bien entendu, mais les deux autres femmes sélectionnées dans ma catégorie ont réalisé des actions très intéressantes, alors j'applaudirai volontiers celle qui recevra la récompense si ce n'est pas moi.

Je trouve que c'est une bonne idée d'organiser une manifestation pour célébrer ce qui se passe de positif dans notre petite ville. C'est bien la philosophie de Margaret, de remarquer l'extraordinaire dans l'ordinaire. Cela me chagrine un peu que les hommes n'aient pas l'occasion d'être distingués eux aussi, parce que je sais que certains font des choses formidables. Mais la journée de la femme est l'occasion de renverser pendant vingt-quatre heures la suprématie masculine, car s'il y a une journée de la femme, c'est peut-être qu'il y a 364 journées de l'homme... ;-)

Quoiqu'il en soit, depuis que j'ai écrit ce roman, j'ai fait de belles rencontres et vécu plein d'expériences intéressantes. Être sélectionnée pour cet événement en est un exemple de plus. Je pense que c'est parce qu'Arrête, Margaret ! véhicule un message optimiste et inspirant, c'est un bouquin qui fait du bien et qui ne laisse pas indifférent. Je n'aurais jamais osé imaginer, au moment où je l'écrivais, l'impact positif qu'il aurait autour de moi.

Peut-être que vendredi prochain je monterai sur une scène aux côtés de l'équipe municipale et que je ferai un stupide discours de remerciements en évoquant ma mère, comme à la cérémonie des César. Ou peut-être que je resterai sur mon siège en applaudissant la vainqueure avec une tête de circonstance, genre "oui, c'est vrai qu'elle l'a mérité".

Alors, suis-je remarquable ou seulement presque remarquable ? Je le saurai dans quelques jours !

 

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09 février 2019

Dédicaces

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 Après avoir lu mon manuscrit, une amie m'a offert un stylo. Pas pour écrire un roman... mais pour dédicacer le livre que je venais de terminer. J'ai été très touchée par sa confiance et sa gentille attention.

Et en effet, c'est de ce stylo dont je me suis servie quand on m'a demandé des dédicaces. Il est très agréable à prendre en main et son encre violet foncé est très belle.

Depuis le jour où j'ai reçu ce cadeau, l'aventure de Margaret a continué. Le livre a été auto-édité, il a trouvé un éditeur quelques mois plus tard et a été publié fin 2018.

Maintenant, c'est un autre chapitre qui s'ouvre : la rencontre avec de nouveaux lecteurs. Grâce à une autre amie, qui a parlé de mon livre à la libraire à laquelle elle commandait un exemplaire d'Arrête, Margaret !,

La librairie La Belle Plume (Saint-Galmier) organise une séance de dédicaces avec moi le samedi 16 février 2019. Vous pourrez m'y retrouver de 10h à 12h et de 15h à 18h.

Alors merci à mes ami(e)s pour leur enthousiasme, merci à La Belle Plume pour sa confiance, merci à L'Alchimiste de m'accompagner dans ce merveilleux projet... et merci à tous les râleurs et à toutes les râleuses qui m'ont inspirée !

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29 janvier 2019

Attraper une idée

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On pense différemment quand on est au volant. Le paysage qui défile me permet souvent de voir émerger des idées.

Je peux presque sentir une idée se former dans ma tête. Tout d'abord, c'est un peu indistinct. Puis peu à peu elle prend forme, comme une bulle de savon. Transparente, irisée, l'idée risque de s'envoler ou, pire, elle peut éclater et tout simplement disparaître.

Quand je sens une idée arriver, je prends des précautions. Je l'approche doucement. Si j'essaye de l'attraper trop vite, elle s'éloigne. Alors je la laisse voler un moment librement en attendant de l'apprivoiser. Si je la laisse filer, elle ne reviendra jamais. Une autre idée qui lui ressemble pourra survenir, mais elle ne sera jamais exactement la même.

Et quand c'est le bon moment, quand l'idée s'est fixée sous la forme d'une jolie phrase dans ma tête, c'est le moment, du bout de mon stylo, de l'attraper, et de la poser sur une feuille de papier.

D'autres fois, au contraire, je lâche mon idée, je la laisse filer, avec une pointe de regret.

Voilà pourquoi, chez moi, il m'arrive de me précipiter sur une feuille de papier, pour y jeter quelques mots, pour garder mon idée au chaud. Voilà pourquoi, parfois, j'arrête ma voiture sur le bas-côté de la route, warnings allumés, pour fourrager dans mon sac, trouver le stylo et le carnet dont je ne me sépare jamais, afin de capturer une idée. Parce que je sais que même si j'essaye de la fixer dans ma tête, elle risque de s'envoler.

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14 janvier 2019

Une de mes nouvelles primée, à découvrir librement

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Au printemps, j'ai écrit une nouvelle, Promenade et confidences, en réponse au concours annuel de nouvelles de la ville de Mably (42), sur le thème  "Et pourquoi ?..."

Il y a quelques semaines, j'ai eu la joie de revecoir un coup de téléphone de l'organisatrice, m'annonçant que j'avais remporté le prix régional. Je suis très touchée que mon texte ait plu au comité de lecture.

Dans cette courte histoire, vous découvrirez Aphrodite Navet, un personnage que je développe depuis quelque temps à travers des nouvelles. Cette femme au nom difficile à porter est une mamie au pair peur ordinaire.

Je vous laisse découvrir le texte, visible sur le site de la mairie de Mably, à lire en ligne ou à télécharger en pdf, rubrique gagnants du concours 2018.

Lien : Je veux découvrir la nouvelle Promenade et confidences.

Bonne lecture !

 

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03 janvier 2019

Meilleurs voeux !

 

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L'année 2018 a été pour moi riche d'expériences nouvelles et enthousiasmantes. J'ai terminé l'écriture de mon premier roman, Arrête, Margaret !, je l'ai sorti en autoédition et il a rencontré ses premiers lecteurs. Puis les éditions L'Alchimiste se sont intéressées à cette histoire. A partir de ce moment-là, je n'ai plus été seule à porter ce projet. Après quelques corrections, le livre est sorti en décembre avec une toute nouvelle couverture et une plus large diffusion.

Au-delà du plaisir d'écrire, ce roman a été pour moi une expérience humaine. Cela m'a permis de rencontrer des gens, de transformer de vagues connaissances en amis. J'ai écrit ce livre avec mon coeur et les lecteurs l'ont ressenti.

J'ai de nombreux projets littéraires. En 2019, je compte bien continuer à noircir des pages. Et je souhaite évidemment qu'Arrête, Margaret ! trouve de nombreux autres lecteurs en 2019 !

Je vous souhaite beaucoup de bonnes lectures. N'oubliez pas de vous amuser des petites choses de la vie. Soyez créatifs, faites ce que vous aimez. Allez au ciné, au musée, et faites des soirées télé. Ecoutez vos musiques préférées, promenez-vous en forêt, marchez au bord de la mer. 

Et si, comme Margaret, vous prenez la bonne résolution d'arrêter de vous plaindre, ne vous mettez pas la pression. Faites-le avec légèreté et bonne humeur, en gardant toujours un arc-en-ciel dans le coeur.

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11 décembre 2018

Quand un manuscrit devient un livre qu'on tient dans sa main

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J'attendais ce colis avec tellement d'impatience ! C'est quelques semaines avant Noël que j'ai reçu mon paquet, envoyé non par le Père Noël mais par L'Alchimiste, qui a transformé mon histoire imaginaire en livre bien réel. Après des mois de rédaction, des semaines de correction, ça y est, je tiens mon livre dans ma main.

L'histoire, je la connais par coeur. Mais je découvre l'objet-livre avec curiosité. Mon éditeur a choisi de le sortir sous un format broché compact afin que le prix reste accessible. 18,50 €, c'est vrai que c'est raisonnable pour une nouveauté.

Je le manipule avec plaisir. Aussi pratique et agréable à prendre en main qu'un livre de poche, il a une forme un peu carrée assez originale. Léger et compact, on peut le glisser dans son sac et l'emporter partout avec soi.

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Je tourne les pages. Ce livre offre le même confort de lecture que les grands gabarits. Le papier est de belle qualité, doux au toucher, suffisamment épais et d'une douce blancheur. La présentation du texte est très aérée, grâce à une bonne taille des caractères, des marges larges et un espacement agréable entre les lignes. J'adore la police de caractères choisie pour les titres de chapitres.

 

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Le livre est imprimé en France et à la demande. Les éditions L'Alchimiste  assument un choix éditorial responsable en évitant le gaspillage et en privilégiant une production éthique et en circuit court. J'aime cette idée. On dirait un livre bio !

Me voici donc avec un bouquin au format sympa et moderne, qui allie la maniabilité du livre de poche et la qualité des gros livres brochés. C'est avec émotion que je le glisse dans ma bibliothèque à côté de mes livres préférés. J'espère le retrouver aussi un jour sur vos étagères !

 

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22 novembre 2018

Une belle surprise à la fête du livre

Chaque année, fin octobre, à Saint-Etienne, a lieu la fête du livre, un grand temple de la lecture sous le chapiteau blanc installé place de l'Hôtel de Ville. J'y vais souvent faire un tour pour le plaisir de voir plein de gens se réunir autour de leur passion de la lecture, un plaisir habituellement solitaire et discret qui, le temps d'un week-end, se montre au grand jour et se partage.

J'aime écouter des conférences, voir les auteurs, flâner. Cette année, l'invité d'honneur était Michel Bussy, un auteur que j'adore. J'ai été bluffée par son roman Nymphéas noirs, captivée par Un Avion sans elle et absorbée par Le Temps est assassin. Cet auteur est éblouissant à tous les niveaux : une narration qui vous garde sous emprise du début à la fin, des personnages très forts, des lieux magiques, une plume alerte. Je l'admire tellement que je m'amuse à part moi à l'appeler "Le Grand Maître".

Car c'est un Grand Maître de l'illusion, un magicien. Il nous montre ce qu'il veut qu'on croie pour mieux nous cacher ce qu'il va révéler et qui était sous les yeux du lecteur depuis le début. Comme le spectateur d'un tour de magie, le lecteur cherche le "truc" sans le trouver. On se fait avoir et on adore ça. Michel Bussy réussit le tour de force de tromper le lecteur sans le trahir.

Me voilà donc à la fête du livre, mon coeur de midinette palpitant à l'idée d'apercevoir Le Grand Maître. Je savais que je ne lui parlerai pas. J'avais juste envie de le voir "en vrai". Et il était juste comme je l'imaginais, souriant, le regard malicieux. Avec une veste en velours et un jean bien coupé, les cheveux un tout petit peu trop longs pour ne pas avoir l'air apprêté. Si on devait faire un casting pour un personnage d'écrivain, il décrocherait le rôle immédiatement !

Après cette immersion dans le monde des livres, je me rends chez ma mère pour un repas de famille. Et là, deux surprises m'attendent. Un gâteau décoré d'un magnifique arc-en-ciel en l'honneur du thème de mon roman Arrête, Margaret ! Et le dernier livre de Michel Bussy... dédicacé à mon intention ! Les mères font pour leurs enfants ce qu'elles n'oseraient jamais faire pour elles-mêmes, ma mère lui a même parlé de mes projets littéraires ! J'ai reçu cette dédicace comme un cadeau : des félicitations pour mon premier livre et un "Bonne chance" dont je vais bien avoir besoin. Ma mère m'a rapporté le conseil qu'il lui a transmis à mon intention : m'accrocher.

Alors même s'il ne me connaît pas, je prends avec joie et humilité les encouragements et la bénédiction du Grand Maître !

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12 novembre 2018

Arrête, Margaret ! - sortie du livre numérique avec les éditions L'alchimiste

Et voilà ! Arrête, Margaret ! est disponible à la vente en édition numérique pour 4,99 €.

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Vous pouvez le trouver chez les éditions l'Alchimiste.

et sur toutes les plateformes de vente de livres numériques.

Sur Amazon, par exemple, vous pouvez feuilleter gratuitement les deux premiers chapitres.

Un grand merci aux éditions L'Alchimiste pour leur professionnalisme en ce qui concerne la création de la couverture, la correction et la mise en ligne au format numérique.

Et pour les amoureux du papier, le livre broché sera disponible début 2019 ! En attendant, je vous invite à découvrir le clip littéraire de Margaret !

Arrête, Margaret ! - Bande annonce

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